mardi 4 septembre 2012

De l'art ou du Lard ?

http://news.naij.com/6331.html

Une exposition danoise montre en ce moment une performance où des couples font l'amour. Objectif, montrer la beauté de l'amour et du sexe, loin de la pornographie...

Qui postule pour remplacer les artistes fatigués ?

vendredi 31 août 2012

La tête est prise...

Oh, je sais que les libertins détestent cela ! "Se prendre la tête"..
Une expression que je trouve pour ma part vulgaire, sans esprit qui pourrait sortir d'une caserne... De plus, réfléchir, hésiter, se tromper, recommencer, encore et encore, jusqu'à peut-être trouver le graal.. ou pas, voilà une activité saine et positive qui me donne bien plus le sourire que d'aller pomper des heures sur une barre de métal froid comme un shadock (Mes muscles se portent très bien, merci pour eux)...



Mais ma tête est malade... malade de ne pas résoudre une équation depuis ce matin. J'essaye de mettre en structure les mœurs, le désir, les fantasmes... mais l'équation m'échappe comme vous pouvez le voir en image..
Mais je suis têtu, j'aime me "prendre la tête", pour votre plaisir et le mien, car je compte bien vous faire un article étonnant si j'arrive à structurer mon intuition.. Affaire à suivre...

mercredi 29 août 2012

Hasta la vista, baby

Fin des vacances et retour sur Paris et ses pierres mortes, son soleil de plomb qui fait surtout transpirer et les touristes, ah oui, les braves touristes que l’on confond assez bien avec un bobo tant ils sont de la même nature spectrale.

L’occasion pour moi de voir que les commentaires se sont essentiellement tournés sur le blog sur la moralité féminine. Ah, il semble difficile encore aujourd’hui d’accepter qu’une femme puisse coucher avec plusieurs hommes sous l’oeil amoureux de son mari. En tout cas, cette dernière est affublée d’un sobriquet moins glamour que celui de dragueur. A bon entendeur, salut ! Les saints bols doivent rester chastes, maman se cache toujours au fond d’une femme libre et il ne faudrait pas qu’elle se réveille sinon ça sentirait l’inceste à plein nez. Un homme, ça va, deux ou trois hommes, bonjour les dégâts.

La réalité est en tout cas bien plus cucul que les commentaires le laissent entendre. Les gangs-bangs, ce n’est pas monnaie courante...  Oui, ils existent mais il faudrait filmer cela pour voir que cela ne se déroule pas comme dans les films à papa ! La dame n’est pas la viande que l’on achète au poids, et ces messieurs n’ont pas tous le dard en avant prêt à jouer la guêpe en furie. C’est sensible un homme ! Nombreux sont ceux ou celles qui en passant à l’acte découvre qu’il n’est pas si simple de jouer le matador ou la vache folle ! On joue souvent dans la boucherie du mou ou du baveux. Et comme chez les dominos, quand il y en a un qui se dresse, les autres tombent !

Un peu comme chez les naturistes que nous avons rencontré cet été. Elle est belle l’idée de se promener cul nu sur la plage.. et il est vrai que tremper biscuit et miche dans l’eau salée, à défaut de revigorer le machin, ça donne une vraie sensation de liberté ! Mais quand on revient sur la plage, on se rend compte qu’on est quand même entouré de vielles planches qui matent et que le prospectus qui nous vendait de beaux corps bronzant au soleil était un peu mensonger... on y croise surtout des gros culs, des têtes avec des bobs et un cheptel de grands mères !

Il faut que je me fasse pardonner d’avoir un peu laissé à l’abandon ce blog ces dernières semaines. Les lecteurs fidèles ont pu lire l’article en question, mais j’ai perdu un ami très cher et les mots me manquaient pour venir ici raconter nos voyages à libertinage-city. La simple page blanche donnait déjà envie de vomir, et les mots ressemblaient tous à des puddings indigestes que je me refusais à enfiler comme des perles.

Mais la vie reprend son cours, le diable sort de sa boite, et quand on sent la mort s’inviter aussi intimement à table, on se sent l’âme d’un résistant. Rien n’est plus efficace comme potion que de la tancer en brûlant la chandelle par les deux bouts.

A bientôt amis lecteurs et amies lectrices.

samedi 14 juillet 2012

Petit hommage à la déesse lunaire

C’est une vierge aux pieds de taureau,
Son oeil est un trou noir, une bille toute ronde, un astre sombre,
elle choisit la place et le lieu, elle donne et reprend.
Diane chasseresse,
Diane pécheresse,
Diane lunaire;
Elle dévore le coeur, les reins, les seins,
une lionne à la bouche de miel, à la crinière folle,
qui s’ouvre comme une fleur.
Elle est pollen de sourires et de baisers,
brise de printemps et tempête de fleurs,
Malice et bouton d’or dans les champs élysées.
C’est une vierge aux pieds de taureau qui écrase, étouffe,
Tel Gengis, plus rien ne pousse, plus rien ne reste
sinon le souvenir de cette bille noire, ronde,
de ce trou sombre qui aspire, qui dévore, qui endort
pendant que l’on s’accroche au rivage d’une bouche,
que notre bateau tangue, s’agite, devient fou.
Elle est une mer de sable où l’on s’allonge,
une mer de rocailles, une mer de souffre où l’on se brûle,
où l’on se consume, où l’on se perd, où l’on se noie.
Ses pieds, ses mains, ses jambes, son corps entier nous pénètre
et il ne reste plus rien de nous sinon le souvenir évanescent
d’une lune glissant sur les cieux lactés,
d’un météore fusant sur la voute céleste.
C’est une vierge aux pied de taureaux,
Diane, une déesse, une pécheresse, un astre sombre
au rire éclatant, au charme éblouissant
qui boit mes larmes dans le calice de mon coeur sanglant.

jeudi 12 juillet 2012

RIP



A toi mon ami qui fus mon confident, mon double, mon frère, à toi que j'ai rencontré un jour de septembre à côté de la Sorbonne où nous avons fait nos classes ensemble, refait le monde, découvert Schopenhauer, Nietzche, Klima, Thomas Bernhardt, toi qui tu me suivais dans mes aventures théâtrales, toi qui fus le témoin de ces vingt dernières années, témoin de mon mariage, parrain de mon fils, à toi qui étais sans frontière humaine, sans frontière intellectuelle, ouvert sur les autres, ouvert sur le monde, toi, l'humaniste qui semblait avoir tout lu, tout vu et qui vivait comme Cioran, toi qui savais écouter sans juger, parler avec ton cœur, parler simplement, toi qui ne laisse aucune œuvre mais qui a transformé tant de vie, toi le socrate, toi le diogène, toi qui de la philosophie à l’ostéopathie, de l'alchimie à l'ufologie, du cinéma à la littérature était un monstre sacré, un être rare et subtil, un homme qui donne sans compter, fidèle en amitié, fidèle et passionné, toujours souriant malgré l'adversité, toujours brillant, professeur rollin ayant toujours quelque chose à dire, foutraque, brillant, incroyablement intelligent et pourtant jamais pédant, toujours prêt à expliquer, à montrer que le monde est riche, complexe mais aussi simple et évident à vivre si l'on suit son instinct, toi qui ne perdais jamais l'occasion d'être enthousiaste, de voir la beauté dans l'horreur, dans l'enfer, toi dont nos souvenirs communs sont plein d'éclats de rires, de folie et de réflexions extravagantes ou subtiles, toi mon ami, mon frère qui est mort ce week-end, toi qui me laisse orphelin, qui me laisse avec une tristesse infinie au fond de mon cœur. A toi mon ami, mon frère, je te souhaite un bon voyage dans l'au-delà et pour la messe, bah j'irai me saouler.

jeudi 21 juin 2012

Trio de Janeiro



 Il fut un chantre, une peste, un chien qui pousse sur la gueule comme une verrue sur ta peau. Des coups de miel, un sourire en arbre de Noël, il chantait le lupanar, sentait la cannelle et le karashi et longeait la lune d’une tangente tracée à la craie noire sur la blancheur de ta peau. Il bourdonnait un espéranto de doigts agiles, de peintures vivaces, grimpant, tordant, louchant, métamorphosant ton sexe en bouteille de klein, en piste d'amerrissage, en voilier goguenard, en igloo brûlant, en émissaire casanier.
Les grains de ta peau traçaient de petites vaguelettes sur les draps innocents, ta chevelure en bataille gauloise étalait ses sons tandis que la bucina s’harmonisait au taballos voyageur qui pigeonnait entre tes seins poirés. Le souffle de dieu, l’esprit logba, l’animal sévère et chimérique tournait sur le cercle clytocibe d’un sabbat de feu, offrant des plaisirs en diagonale, retroussant chaque centimètre de chair électrique, butinant chaque longeron d’os et d’écailles.
C’était la bataille de Pendragon et Thermantia, le souffre de la terre contre le souffle de l’air, l’alchimie rose, le sang qui palpite dans l’assiette creuse, le tamoul radical, l’écrasement des petites lettres sur le papier, l’encre de chine vomissante dans un parlé de soupirs, de vents, de dents qui s’entrechoquent, de graisses qui couinent, une vraie logorrhée de dieux anciens que l’on invoque sous la candeur d’un pugilat éternel.
Paquebot fantôme, voyage improbable et trio de janeiro éclatante, ville d’ombre et de lumière éclairée à la chandelle, en bord d’un lit de fête, samba du cul, carnaval polaire sous une couette de plumes d’âne volant, tes rires perçant l’oreiller du plaisir épluché. Un drap tombant au pied de la ville, dernier vestige d’un voile pudique qui s’oubliait pour ne plus être qu’un souvenir joyeux et lointain...