vendredi 1 juin 2012

Fable en toc

Allez, un peu d'humour ce matin pour se mettre en joie...  :)

Dame pénard, sur un sabre perchée,
Tenait en sa main un hommage.
Maître flémard par l'humeur à lêcher,
Lui tint à peu près ce langage :
"Hé ! bonjour, dame du corniaud.
Que vous êtes jolie ! que vous êtes bimbo !
Sans mentir, si votre maquillage
Se rapporte à votre embouteillage,
Vous êtes la sauvage des hôtes de ces rois."
A ces mots la dame ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle noix,
Elle ouvre de larges fesses et fait entrer la proie.
Le flémard en jubile, et dit : "soyons séditieux,
Apprenez que tout malheur
peut profiter à une biroute:
Cette leçon vaut bien un empallage, sans doute. "
La pénarde, honteuse et rendue,
Jura, mais un peu tard, qu'on ne la prendrait plus

mardi 29 mai 2012

Nous ne sommes pas...


Il faut parfois se l'avouer, nous ne sommes pas des libertins.
A en voir, à en rencontrer, à partager avec eux des moments plus ou moins intimes, nous ne nous sentons pas à notre place dans leur monde.
Univers de rituels, de règles, univers de fantasmes, c'est un monde de théâtre qui se contente d'un lever de rideau pour jouer une pièce en un ou plusieurs actes où chacun a une place trop précise pour ouvrir le sujet au monde, au plaisir de l’altérité.
Des souvenirs nous reviennent, ils ont le parfum de satan, le souffle de la maladie. Des corps enfermés dans une posture et une tenue qui n'est pas la leur, des hommes et des femmes avec un masque de mort, occupés à réaliser désespérément un fantasme, à voler chez les autres un ersatz de naturel. Mais le naturel ne s’échafaude pas, il est.
Chaque couple, chaque femme, chaque homme est comme un jardin fruitier, promesse de délice et de joie, promesse de découverte et d'émerveillement. On ne le parcourt pas pour y entasser tous les fruits que l'on aime mais pour le plaisir d'y voir le mystère d'une nature rayonnante et généreuse. Et quand on fini par mordre dans un fruit que l'on a cueilli au hasard de notre promenade, c'est un acte de communion qui précède le plaisir et non un vol ou un achat à l'étalage.
Des souvenirs nous reviennent, joyeux, rieurs, sauvages, de personnes plus libres que libertins qui dans la douceur d'une rencontre éphémère ou amicale sont venus partager avec nous les fruits de leur passion, s'offrir entière à nous au moment où nous nous offrions entièrement. Communion des âmes et des corps, jouissance mystique et animale qui se fiche des conventions.
Voilà d'ailleurs le secret, ne pas s'enfermer dans les conventions, de couple, de libertin, d'adultérien ou de je ne sais quoi.
La « chose sexuelle » est un acte de création, pas un acte de plaisir. Ce n'est ni un quête ni un besoin, encore moins ligne de force et de tension entre les hommes et les femmes.
Cette ligne frontière que nous installons tous entre le faire et non faire est une violence pour la nature. Les arbres ne poussent pas droit, les gourmands envahissent les troncs, le pollen se disperse au gré du vent, les jeunes pousses sont partout, au hasard de cette communion entre une terre qui conditionne la vie et les forces vitales de la nature qui s'essayent dans toutes les directions.
Nous ne sommes pas libertins. Nous n'aimons pas ces fausses rencontres, ces programmes définis à l'avance, ces règles du jeu indigentes qui tuent le désir. Nous n'aimons pas ces rencontres charnelles qui sont minutées, qui ne veulent s'ouvrir que dans un petit théâtre de marionnette.
Des souvenirs nous reviennent, de ces amitiés naissantes avec des couples, des femmes et des hommes qui s'abandonnent dans notre jardin pour s'endormir dans l'herbe fraîche de notre lit, sans autre condition que celle d'une nature apaisée, amicale et joyeuse.
Qui sont ces libertins finalement qui présentent leur corps comme un objet cadeau pour mieux nous voler ? Qui sont également ces parangons de vertu qui enferment leur couple dans une pâte fusionnelle indigeste ? Ce sont les mêmes en réalité.
La vie n'est que promesse ; du premier vagissement de l'enfant à notre dernier souffle, nous ne sommes qu'un peu de vent qui passe dans le feuillage parfumé d'un pommier.
Cette promesse, cette passion est partout autour de nous : dans les arts, dans la musique, dans les rencontres humaines, dans la sexualité. Aucun autre plaisir n'est plus grand que celui de s'abandonner à notre nature de brise légère et inconstante ; il n'y a pas de d'autre éthique que jouer comme un enfant dans un jardin fruitier.

mercredi 9 mai 2012

Petit poème en foutre (3)

Dans la lueur d’un matin de printemps, blafard, rideau rouge au pied d’un Paris qui s’éveille, je sortais du lit. Dans la lueur d’un matin de printemps, dans le lit chaud, cocon maternel d’enfants turbulents, des jambes nacrées, des cheveux d’or, des cheveux bruns, tout était mélange de chair assoupie et de senteur de baleine dans une eau profonde de draps agités.
Dans la lueur d’un matin de printemps, le rêve éveillé, la rêverie douce d’un café de bohème, le bras endolori, le sexe douloureux, les oreilles brûlantes, je nageais hors du lit conjugal où s’étaient conjugués plaisirs, douceurs, poissons féminins frappés de ma flamberge, brimborions de râles étouffés, échos de sauvageries improbables et primitives.
Dans la lueur d’un matin de printemps, les chairs collées, les muscles froids, le sel en bouche, le vif-argent brûlant sur ma langue épuisée, je parlais latin, satin, chaldéen, arachnéen dans un lit de toile où deux femmes nouées en brêlage dansaient sur une mer noire de cils, leurs poitrines se gonflant à la houle de rêves intrépides.
Dans la lueur d’un matin de printemps, café en main, cigarette en main, coeur en main, mainte fois rêvé, je contemplais la nuit chassée par un soleil fauve qui perçait le lit de milliers de lances sur deux corps diaphanes embrumés de sommeil.
Dans la lueur d’un matin de printemps, blafard, rideau rouge au pied d’un Paris qui s’éveille, j’étais sorti du lit.

mardi 8 mai 2012

Éthique et toc !

Quelques appels du pied ces derniers jours de couples ou de femmes qui viennent avec des propositions précises. Peut-être est-ce ce temps d’”érection” présidentielle qui entraîne les esprits à présenter un programme plutôt qu'une âme, mais il est étonnant de constater que les libertins contemporains s'enferment de plus en plus dans une forme d'objectivation de leur désir en les investissant d'un potentiel d’autonomie subjective qui leur font croire à la vérité de leur désir.
Mais le désir est en réalité sans vérité et ne reflète aucunement la profondeur du sujet mais ce qu'il en rejette. C'est une instance qui se multiplie proportionnellement aux frustrations du sujet. Que le sujet se raconte de belles histoires sur son désir ne montre en réalité que sa fuite face à l'objet de satisfaction.
La découverte récente du site http://www.sugardaddy.fr/ est ainsi dans l’air du temps. On ne rencontre plus, on échange. Un peu comme dans toute relation contractuelle, on troque, à défaut d’argent, ses désirs en espérant ainsi combler le trou béant des fantasmes.
Qu’est-ce qu’un fantasme d’ailleurs. Il revient de préciser un peu que le fantasme n’est pas une fantaisie. Un fantasme s’articule sur l’interdit. Il est comme le creux qui existe par le trou qu’il laisse dans le sujet. Que les sites de rencontre accordent autant de place aux images et si peu aux textes, à la parole des sujet (www.netchangisme ne permet que 1000 caractères pour se présenter mais autorise la publication de milliers de photos) en dit long sur l’indigence imaginaire de nos contemporains. Ils viennent ainsi tous à tour de bras si j’ose dire présenter des morceaux de chair comme des élans de désir qui ne sont rien de moins que des morceaux de phallus pénétrable en l’autre, laissant très souvent le seul morceau du corps qui peut faire écran à la fascination pour retrouver le vrai sujet : soit le visage et surtout le regard.
Partant de là, il est donc évident que les rencontres sont des rencontres de dupe où le plaisir réel se dérobe très souvent, laissant un goût d’inachevé chez ces néo-libertins et mutant au final leur désir en addiction.
Et l’addiction n’est pas l’essence du plaisir, mais sa tentative frustre de retrouver un plaisir perdu, ancien, premier, primitif même !
C’est une des raisons pour lesquelles les rencontres sont souvent ratés. Mauvais “baiseurs”, tout occupé à satisfaire leur narcissisme dans un programme bien construit, ils ratent l’autre (et eux-mêmes) au point de devenir parfois caricature. Homme à la verge flaccide, femme poupée sans âme, jeux enfantins de touche pipi, supplices de candale sans saveur, les néo-libertins sont comme des fantômes où ne reste plus que le seul plaisir du spectacle pour se raconter une autre vie plus sulfureuse.
Mais il n’en va pas souvent autrement dans le couple dit traditionnel, où le compromis et les fantasmes vont aussi bon train et où le plaisir n’est ni plus ni moins mécanique et la jouissance un pis aller pour une médaille plus honorifique que héroique. Il n’y a pas besoin d’un tiers réel pour être libertaire à la sauce contemporaine. A deux, à trois ou  plus, rien ne change en réalité tant que l’on navigue dans les eaux troubles du narcissisme et du fantasme.
Où se situe donc le plaisir renouvelé et le l’assomption du sujet dans la sexualité ? S’il existait une éthique de la sexualité, elle serait à chercher du côté de l’indicible. Point de programme ou de fantasme. La chose sexuelle est le choc des altérités, dans la chair et dans l’esprit. Et à ce titre, il ne peut exister de garantie au plaisir comme à l’amour. Garantir par un programme ou une promesse que l’amour durera toujours, que le plaisir sera le fait d’une fantaisie mécanique bien construire sont certainement rassurant mais ce n’est que dans la possibilité que cette suture lâche, que l’improbable ou l’impossible vienne tout chambouler que naît le vrai désir et le vrai plaisir. A partir du moment où l’on accepte de croiser l’altérité, on s’expose au risque et on se rend disponible au désir. A toutes les formes de désir. Et de fait à la liberté.

lundi 7 mai 2012

Petit poème en foutre (2)




C’était une belle inconnue au cœur qui pleure, à la peau couleur de lait, à la chevelure de chèvre. C’était une belle inconnue et en son sein hurlaient des loups, comme des chiens de misère et des fantômes de sable. Ses yeux mouillés d’un lointain chagrin, sa bouche sèche et ses seins de marbre épousaient mes creux et mes bosses. Ses bras étaient de la vigne vierge qui  m’enracinait au lit, prisonnier de verdure, serpolet sauvage.
C’était une belle inconnue au cœur qui pleure. Avec elle, les draps flottaient dans le vent de nos corps en bataille, avec elle nos ombres ne faisaient qu’un sur le mur blafard de la chambre, avec elle le sabre en avant, la gueule béante, c’était la viande, le sang, la souffrance des chairs martyrisées, l’odeur de feu dans la ville pestilentielle, Sodome et Gomorrhe, Babel et les langues impossibles que nous nous racontions dans la sueur et suie de nos humeurs suintantes, coulantes, en filet de bave, en peau frottée jusqu’à la brûlure.
C’était une belle inconnue au cœur qui pleure. Elle avait le rire noir, le regard blanc, la peur au ventre; une boule qu’il fallait aller chercher loin en elle pour jouer, elle avait le soupir hurlant, le hurlement muet, la métaphore morte. C’était une inconnue de bohème, une de ces filles de rien qui écrase tout, qui aspire tout, un reflet de la vierge noire, de la nature sombre, un scorpion, une hyène, un cafard, un aigle, un soleil brûlant sur la nuque, une pince pour la verge, de la lavande au printemps, un sac d’os, un mort ressuscité.
C’était une belle inconnue au cœur qui pleure et à la peau couleur de lait, une belle inconnue à la chevelure de chèvre. Elle n’était que passée dans ma vie, laissant une traînée de feu en moi quand je ne lui avais laissé qu’une traînée de foutre.. C’était une belle inconnue. C’était.

mardi 1 mai 2012

Question de lumière (2)


Des anciennes séances en noir et blanc...



Question de lumière...

La photo est (toujours) une question de lumière plus que d'appareil... un peu comme le libertinage, qui est (toujours) une question d'esprit plus que de corps...


mardi 17 avril 2012

Un tiers vaut mieux que deux tu l'auras

A la demande générale, je vais vous chanter « el sombrero »... Non, il s'agit d'une blague bien connue mais il est vrai que certains nous ont demandé quel était notre point de vue sur le candaulisme, pratique qui consiste à partager ou regarder sa conjointe dans les bras d'un autre homme.
Cette pratique est relativement complexe car elle va du simple partage à l’humiliation.
Le mot vient de l'histoire du roi Candaule qui aurait trouvé sa femme si belle qu'il l'obligea à marcher nue devant les soldats avant de la tuer à cause de son refus. Une autre version indique qu'il l'aurait montré nue à un homme et que sa femme pour se venger aurait demandé à l'homme de tuer le roi, de l'épouser et de prendre sa place sur le trône.
L'histoire rapporte plus un interdit où la jouissance moderne vient s'engouffrer.
Freud, de mémoire, explique cette pratique par le besoin d'un homme de retrouver une forme de puissance virile en se projetant dans le corps du jeune amant fougueux. C'est aussi l'hypothèse du roman de Romain Gary, « Au delà de cette limite, votre ticket n'est plus valable », où le héros, amoureux d'une jeune femme mais en difficulté érectile offre à sa promise de jeunes hommes.
Reste, comme toujours, que la réalité est plus complexe.
Certains pratiquent le candaulisme pour vivre certaines tendances homosexuelles, profitant que le jeune homme soit occupée par la femme pour s'occuper de lui. D'autres vivent par procuration la puissance érotique du jeune homme, d'autres vivent cette pratique comme une continuité logique du libertinage ou plus exactement de l'échangisme, considérant que si le couple se partage parfois des jeunes femmes, ils peuvent aussi se partager des jeunes hommes.
Mais plus que ces explications, c'est l'entrée d'un tiers, qu'il soit homme, femme ou couple dans le couple qui offre l'analyse la plus intéressante. Et cela est d'autant plus repérable quand il s'agit d'une seule personne.
L’entrée d’un tiers dans le couple change le regard et offre un spectacle au sujet qui regarde. Faire entrer un/e autre oblige à de décentrer et à voir son / sa partenaire différemment. Comme la fonction d’un miroir qui nous fait prendre conscience de notre soi, le/la tiers nous fait prendre conscience de l’autre.
Ce n’est pas sans danger car la fonction du regard est cathartique et l’abréaction d’autant plus forte que l’expérience est nouvelle. Au point que certains peuvent se figer sur cette étape et y trouver une jouissance particulièrement forte. Plus que dans l’acte lui même. Jusqu’à s’y perdre et rechercher dans certains cas l’humiliation et une forme de masochisme.
Mais pour d’autres les enjeux du désir et la désacralisation de la sexualité font que le désir reste flottant, ouvrant juste des perspective de partage et de jouissance dans l’abandon des codes symboliques.
Reste que quand le couple s'essouffle dans son désir, l’entrée du danger et de la compétition réactive la jalousie et le désir de possession. C’est pour cela qu’il est assez courant chez les échangistes que l’activité érotique soit plus forte encore le lendemain que dans les parties fines. In fine, la sexualité échangiste n’est que le prélude à des retrouvailles; un petit tour chez les autres pour assouvir quelques penchants avant de revenir dans le confort du foyer.
Post hoc, ergo propter hoc.

mercredi 4 avril 2012

Retour à cold mountain


Après quelques semaines d'absences du à une autre passion plus musicale, je reviens aujourd'hui pour exposer quelques réflexions.




Pour avoir discuter ces dernières semaines sur la définition du libertinage et voir combien certains ont une visions fantaisiste de la chose et ce qui l'accompagne, je ne peux que redire ce qui me semblent de plus en plus évident. Le libertinage n'existe pas. Ou plus exactement n'existe plus.

En un autre temps, le libertinage avait une odeur de souffre et collait à la peau de personnages qui allaient contre les mœurs de leur temps. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, et l'apparition contemporaine d'un nouveau genre, le couple échangiste vient de plus changer la donne. Parler de couple libertin est manifestement une aporie. Soit on parle de couple libre, soit on parle d'une association de malfaiteur si j'ose dire, deux libertins qui convolent ensemble...

Ce que l'on nomme aujourd'hui libertinage, lorsqu'il est pratiqué solitairement, ressemble fortement à la catégorie sociale des dragueurs et des gentils garçons. Que ces derniers ou ces dernières soient d'ailleurs dans une consommation compulsive ou dans la recherche d'un partenaire idéal. Les deux faces se valent bien. L'idéal est par essence inatteignable. C'est un leurre.

Quant aux pratiques de couples, de ce que je peux observer depuis bientôt cinq ans, c'est essentiellement une sorte de new deal pour dépasser les problèmes classiques : asynchronie sexuelle, jalousie, désir et lien social.

Il est d'ailleurs intéressant d'observer les nouveaux venus dans cette pratique et la manière dont ils construisent leurs discours et leurs envies. Habituellement, ils entrent dans ce petit monde interlope par les fantasmes, mais comme à chaque fois, le fantasme n'est pas le bon chemin. Le fantasme par essence n'est pas réalisable, c'est donc forcément un ratage. Passé la déception (ou les frayeurs !) du début, les couples s’accommodent plus facilement de fantaisies sexuelles, ajoutant un nombre de frontières proportionnellement égales à la surface de leurs fantasmes, rendant ainsi le convolage en justes noces relativement bien normé et loin du souffre débridé des aïeux libertins.

N'oublions pas évidemment ceux qui viennent assouvir une forme de perversité (au sens littéral, pas la perversion). Eux savent très bien comment ils doivent jouir. Qu'ils ou qu'elles soient fétichistes, narcissiques, dans le contrôle ou dans des glissades homosexuelles à moitié assumées, tout peut se réduire finalement à une forme de fétichisme de corps, le leur ou celui d'un autre qui n'est qu'un corps idéal projeté, comme dans le candaulisme par exemple.

En réalité, ce sont ces derniers, ces prétendus pervertis pour la société qui font le trait d'union avec l'histoire du libertinage, car eux sont hors convention et sortent réellement des mœurs de notre temps, de tous les temps même. On y retrouve bien plus facilement la figure d'un Don Juan ou d'un Casanova que chez la plupart des couples.

Reste que si le mot libertin a changé d'acception, ces nouvelles pratiques signent la particularité de notre société en dérive affective. Comme un contre pied à la société du spectacle, ces néo-libertins cherchent à réinventer une vie de couple ou une vie affective qui soit plus respectueuse.

Je pense notamment à un homme seul néo libertin de condition, détestant les boites de nuits ou la drague et qui nous avait dit ne pas apprécier d'être pris pour un objet sexuel. Un discours étonnant décalé pour qui jette un œil trop rapide sur ce petit monde interlope.

vendredi 23 mars 2012

Madrid's high-class escorts declare a strike on sex with bankers until credit gets flowing in the real economy again

source : http://www.reddit.com/r/occupywallstreet/comments/r6i10/madrids_highclass_escorts_declare_a_strike_on_sex/c43fh83

Madrid's high-class escorts declare a strike on sex with bankers until credit gets flowing in the real economy again
Madrid's largest trade association for luxury escorts yesterday announced the beginning of a total and indefinite strike on sexual services for bank employees until they go back to providing credit to Spanish families, SMEs and companies.
The idea for this strike arose from the experience of Lucia C.P., one of the association's members, who during the press conference excitedly recounted how one of her regular clients had told her that for months his sole undertaking had been to borrow hundreds of millions of euros from the ECB's liquidity window at 1% and immediately invest this money in European government debt and highly specialized products like credit default swaps (CDS) and commodity hedge funds with returns of between 3 and 7%, pocketing the difference. "Then one day I got fed up and said to him, 'Enough is enough, no? You can forget about my pussy until you fulfill your responsibility to society.' At first my client grumbled and threatened to raise my maintenance and transfer fees, but in the end he backed down and three days later he came back with a notarial certificate of having granted a line of credit to an SME and a loan for the purchase of a Citroën van to a freelancer. This is how I realized that we could help get the credit flowing again."
The banking confederation has formally requested the establishment of minimum services and government mediation to resolve the conflict as soon as possible. But the Ministry of Economic Affairs and Competitiveness headed by Luis de Guindos acknowledged that the lack of legislation regulating the sector makes it very difficult for the government to intercede in the conflict. "In fact, there has not even been a formal communication of the strike—the escorts are making use of their right of admission to deny entry to, well, you know. So no one can negotiate."
Ana M.G., the trade association's spokeswoman, pointed out that all previous attempts by the government, the FROB and the Bank of Spain to get the banking sector to return to financing the real economy have failed. "We are the only ones with a real ability to pressure the sector," said the spokeswoman. “We have been on strike for three days now and we don't think they can withstand much more. In fact, there have already been pitiful attempts to use our services by posing as engineers or architects, but they don't fool anyone since it has been many years since these professionals could afford rates that start from 300 euros an hour," she continued.
/edit Source in original Spanish